N°68 : LUNDI 8 AOÛT 2016

EDITO

Les ateliers sont le cœur battant du Banquet. Loin de la grande messe des conférences de l’après-midi, qui rassemblent près de cinq cent personnes sous le grand chapiteau du parvis de l’abbaye, le matin est consacré aux petites réunions discrètes. Enfin, presque : il y a quand même entre cent vingt et cent quatre vingt personnes dans chaque atelier. Mais ces conspirateurs – ceux qui respirent ensemble – choisissent des endroits plus à l’écart. Le matin, c’est Dominique Larroque-Laborde qui ouvre les premiers esprits : à dix heures précises, dans la cour des grands de l’école communale, sur la Promenade, elle réunit autour d’elle des passionnés de littérature et de civilisation grecque antique. Plus d’une centaine de fidèles qui, d’année en année, viennent suivre la randonnée intellectuelle qu’elle propose entre les textes. C’est que Dominique a le goût des histoires. Le même goût qui la fait dévorer des romans policiers, dont elle nous offre toute la semaine dans ces « pages » un choix très méditerranéen…

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Jean-Louis Comolli

Dans le réfectoire des moines, Jean-Louis Comoli tient séminaire, lui, de 10h30 à midi et demi. La grande histoire du cinéma de propagande, des grandes messes géométriques nazies jusqu’aux rodomontades vidéos de Daesh sont au programme jusqu’à vendredi prochain. Ça fait peur ; ça fait réfléchir. (Aparté numérique : lorsque vous tapez « Daesh » sur un ordinateur, le correcteur automatique vous signale une faute, et vous propose « danse » à la place…)

Dans la cour de la librairie, Françoise Valon anime son atelier de philosophie. Le plus ancien de ce rendez-vous d’été. Elle est arrivée avec une angine, qu’elle essaye d’ignorer superbement. Mais la passion qu’elle met à partager l’a obligée à user d’un micro. Elle s’en désolerait presque.

Le dernier rendez-vous du matin est un des plus courus. Patrick Boucheron propose ses conversations sur l’Histoire depuis six ans maintenant. Toujours sous un arbre, toujours en mouvement. Toujours avec cette manière légère et grave, profonde et familière de vous convaincre d’un livre à lire, d’une piste à creuser. Mais pour ça, il faudra patienter jusqu’à ce midi : la première des « Conversations » est programmée aujourd’hui à 12h30. Lorsqu’il a débuté sous l’arbre, à l’été 2011, Patrick était déjà un des historiens les plus en vue de sa génération. Le problème, c’est qu’il est depuis devenu professeur au Collège de France (voir Corbières Matin n°64), et familier des médias. On peut ainsi l’écouter, chaque matin de cet été, sur France Inter, conter l’Italie médiévale de Machiavel et ses subtilités. Autant dire que l’on attend du monde aujourd’hui, beaucoup de monde, dans la petite cour de l’abbé Auger, autour du cèdre…

Il a été, toute la journée d’hier, beaucoup question de frontières. À 18 heures, l’anthropologue Michel Agier, qui a passé des années à étudier ces zones de migrations, où ces hommes et femmes invisibles errent sur les chemins sans issue du monde, avançait pour nous aux côtés de l’errant, du métèque, du paria. Il décrivait le pays de la frontière – border land – les campements, les squats… Dans le Gaza Hospital de Sabra, à Beyrouth, dans les camps du HCR en Zambie ou à Calais, dans la fameuse jungle, Michel Agier a observé avec intérêt un phénomène nouveau, la politisation des migrants. Qui bouscule pas mal de topiques établis. Contre la représentation compassionnelle, les peurs ordinaires, il appelle de ses vœux une « généralisation de l’étranger et de son labyrinthe culturel »

Vingt-deux heures, dans la paix retrouvée du soir. Le vent marin est « rentré », comme on dit ici, repoussant le Cers violent vers son Nord. A présent, le temps est calme, posé, les nuages peuvent revenir en douce, et sûrement le temps va devenir plus humide, le pain plus mou… Mélanie Traversier lit, magnifiquement, Stefan Zweig, et la saga des migrants, des apatrides : « Leur inquiétude croit plus la frontière est proche« . Tout est là…

 

we have a dream

CHAPITEAU

Emmanuel Ruben était à 16 heures le premier conférencier de ce dimanche. Depuis de nombreuses années, il parcourt les Balkans pour vérifier qu’ils sont bien le cœur de l’Europe. « C’est dans les Balkans que l’Europe meurt et qu’elle renaît… Tous les pays, tous les peuples, sont imaginaires ».

TOMBÉ DU CAMION

par Antoine Beauchamp et Lina Mariou

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FEUILLETON

Il y a dix jours, on célébrait le soixante cinquième anniversaire de la Convention de Genève, et les réfugiés n’ont jamais été aussi nombreux, aussi perdus sur les chemins du monde.

Au cœur du village de Lagrasse, sur la petite place de la Bouquerie, un centre pour demandeurs d’asile accueille, depuis plus de trente ans, toutes les misères du monde.

Le CADA – Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile – héberge une cinquantaine d’étrangers pour toute la durée de l’étude de leur dossier. C’est son histoire que nous allons vous raconter, chaque jour, tout au long de ce Banquet d’été où les étrangers, en nous ou autour de nous, rôdent et questionnent.

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SEPT VARIATIONS LEVINASSIENNES

Par Gilles Hanus

 

2- Proximité

Si nous existons seuls, notre séparation est aussi contact. La solitude est fondamentale mais n’épuise pas notre existence qui implique évidemment un ensemble de relations. La condition de toute relation est double : que ce qui entre en relation se distingue (toute relation, fût-elle relation à soi, implique l’altérité) et que la distance n’interdise pas totalement la proximité. Deux êtres totalement identiques ne sauraient être séparés. Ils appartiennent à une totalité dans laquelle tout est relatif, totalité qui ne peut se réaliser qu’à nier que l’altérité puisse être véritable. Ce régime de participation radicale, qui caractérise la « mentalité primitive » (1), appelons-le tohu-bohu. En lui, rien n’est absolument séparé. C’est ce que Lévinas appelle l’élémental.

La proximité n’est pas fusion, qui impliquerait la disparition de soi comme des autres en un grand tout. Elle n’est pas non plus enfermement en soi, mais relation de deux sujets (ou plus) qui tout en étant reliés restent séparés. Tel est le sens que Lévinas donne à cette relation la plus paradoxale qui soit. C’est bien elle pourtant qui permet de penser une socialité entre les sujets séparés dont nous parlons. Socialité sans fusion, sans communion, addition improbable d’êtres qui, ensemble, ne font pas un : ce que Benny Lévy appellera plus tard une « configuration d’uniques ».

(1) Cf. Lévy-Bruhl, Lucien, La mentalité primitive, Champs-Classiques, 2010 et Lévinas, Emmanuel, « Lévy-Bruhl et la philosophie contemporaine », dans Entre nous, Le livre de poche, 1998.

 

HOMMAGE DE L'AUTEUR ABSENT DU BANQUET

L’absent, c’est un habitué du Banquet. Mais cette année, il n’est pas là. Pourquoi ? Et quel est l’état de son esprit en ce mois d’août 2016 ?… Aujourd’hui, l’écrivain Didier Daeninckx.

 

-didier-daeninckx

 

Jumelles

La raison de notre absence au Banquet porte un nom, ou plutôt deux : Jasmine et Ismaelle, les minuscule filles qu’Aurélie a offertes à la lumière il y a six mois maintenant.

Nous nous en occupons un peu en retrait de Paris, dans une maison à toit de chaume, en retrouvant par magie les paroles de toutes les chansons enfantines que nous pensions oubliées.

L’incroyable bonheur de leur présence ne fait que renforcer l’exigence de justice pour tous ces enfants aux rêves brisés par le malheur.

Une solidarité qui se manifeste aussi par l’écriture, et dont témoigne cette nouvelle, par exemple, récemment écrite à Calais, publiée sur le site d’Arte…

 

 

Paris (France), premier juin 2015

Aujourd’hui, à l’Hôtel Drouot, lors des ventes aux enchères d’art contemporain urbain, une œuvre du mystérieux artiste anglais Banksy a été adjugée 625.400€ alors qu’elle était au départ estimée entre 400.000 et 600.000€. Cette œuvre star s’intitule Silent Majority et date de 1998. L’originalité de cette création reste son support : Banksy, dont on ignore la véritable identité, et Inkie ont réalisé lors du festival de Glastonbury une peinture à l’aérosol de près de 10 mètres de long et 3 de large sur la toile d’un semi-remorque. Elle provient de la collection privée des propriétaires du camion. Une autre des œuvres de Banksy, Flying Cooper (2003), est également partie à 185.020 €. (Le Figaro).

Al Jahra (Koweït), premier juin 2015

Tarek serre une dernière fois sa femme Rahifa contre lui, mais il n’a pas le courage de se baisser pour embrasser la petite Warda occupée à faire tourner une toupie sur une des planches qui recouvrent le sol poussiéreux de la cabane. Il pousse la porte chauffée par le soleil et marche sans se retourner jusqu’aux limites du bidonville des Bidouns. Puis il longe la voie rapide qui mène à la base aérienne avant d’obliquer à droite, vers le grand échangeur. Il s’accroupit au bord de la route dans l’ombre portée d’un panneau publicitaire en attendant le message, sur son portable. La camionnette s’arrête quelques secondes après le signal, le temps qu’il grimpe à l’arrière et trouve une place au milieu des matériaux de chantier. Il regarde le paysage qui défile, l’œil collé à une déchirure, dans la bâche. Il se souvient que là, dans ce morceau de désert, il venait jouer avec ses copains au milieu des milliers de carcasses de chars, de camions irakiens, détruits par les tirs américains en 1991, l’année même de sa naissance.

Une heure plus tard, alors qu’il se laisse emporter par le sommeil, on cogne à la tôle depuis la cabine tandis que  le véhicule ralentit. Il sait ce qu’il a à faire. Il descend, s’éloigne en empruntant une piste qui contourne la frontière irakienne. Il marche jusqu’aux premières maisons de Safwan où l’attend la camionnette qui le laisse, au coucher du soleil, près de la gare routière de Bassorah. Sous les traverses métalliques bleu clair, des dizaines de chauffeurs tentent d’accrocher un client. Tarek les repousse. Il n’a rien laissé au hasard. Des mois qu’il prépare le voyage de sa vie, celui dont dépend l’avenir du reste de la famille. Il a patiemment collecté les conseils de ceux qui l’ont tenté et réussi. Tout est dans la mémoire du portable, son bien le plus précieux avec les billets glissés dans la ceinture que Rahifa lui a confectionnée en utilisant le tissu coloré d’une de ses robes. Il a retenu son passage vers Bagdad auprès d’un ancien officier de la Garde républicaine, la division Tawakalna, reconverti dans le convoyage des migrants. Il le retrouve au petit matin après avoir dormi à même le sol et avalé le contenu d’une boîte de sardines. Tout au long du parcours, le gradé déchu ne cesse de maudire les nouveaux maîtres du pays, cherchant une approbation qui ne viendra pas.

Parvenu sans encombre dans la capitale, il met Tarek en contact avec l’un de ses neveux, pour la suite du périple et l’autorise, contre quelques billets, à dormir dans sa voiture. Le lendemain, ils sont quatre à se serrer sur la banquette arrière d’une Toyota garée près de l’usine de coton, à cent mètres de la bretelle d’accès à Mosul Road. Deux autres à l’avant. Le chauffeur traverse la ville, emprunte Al Jadriyah Bridge pour franchir le Tigre en leur annonçant qu’il contournera les zones tenues par l’État islamique. Cap sur Erbil. Il espère les laisser à proximité de la frontière turque en fin de journée, si tout va bien. Il prend encore un passager à un barrage tenu par des miliciens kurdes qui lui conseillent de passer par Ranya. On se bat au loin contre les incursions des soldats d’Ankara. À plusieurs reprises l’horizon s’embrase après le passage d’avions invisibles. Le moteur s’essouffle sur les pentes arides, la mécanique au supplice, et il faut s’arrêter pour remettre de l’eau dans le circuit. Il fait nuit quand la voiture stoppe devant l’épicerie d’un village perdu. Le temps de manger un peu de semoule, d’avaler un thé brûlant, il faut se mettre en marche en file indienne pour franchir la frontière turque dans le sillage d’un passeur taciturne. Après deux heures d’ascension, l’homme balaye une ligne imaginaire avec sa torche, sur le sol, puis rebrousse chemin. Le groupe poursuit sa progression vers l’ouest en se guidant sur les lumières qui scintillent à mi-hauteur de l’autre flanc de la montagne. Ils dorment à distance des maisons que gardent des chiens en éveil. Au matin, un bus bringuebalant les emmène jusqu’à Sirnak quadrillée par l’armée turque. Il faut encore une semaine à Tarek pour traverser le pays en empruntant les lignes de bus que lui indique son portable.

Il arrive enfin dans la région d’Izmir où il a prévu de se reposer quelques jours pour reprendre des forces chez un lointain cousin de sa femme, Nawaf, un Bedoun parti dix ans plus tôt et que l’amour a arrêté en chemin. L’épouse ne masque pas son hostilité, et il préfère écourter le séjour. Nawaf s’excuse en le conduisant jusqu’au bord de la mer, près de Sarimsakli, à deux heures de là. Une semaine encore à patienter jusqu’au message du marin qui doit lui faire traverser le détroit qui le sépare de la Grèce. Ils sont plus de cinquante, des Syriens en majorité, à attendre dans les taillis, revêtus de leur gilet de sauvetage fluo, quand la barque poussée par un moteur toussif pénètre dans la crique. Il doit élever la voix pour qu’on laisse monter en premier les femmes accompagnées d’enfants dont le plus petit n’a que quatre mois. On porte un vieillard dont les rides profondes attestent de ses quatre-vingt-dix ans. On se blottit sans un mot dans l’embarcation, enveloppés par le nuage de fumée âcre, l’odeur écoeurante du carburant. Le pilote montre à Tarek les commandes du moteur, le maniement du gouvernail tandis que la barque s’éloigne du rivage. À vingt mètres, il plonge la tête la première dans l’eau transparente, sans prévenir, pour rejoindre ses complices qui dansent sur le sable.

Tarek demeure immobile pendant les deux heures de la traversée, mâchoires serrées, doigts crispés sur la barre, le regard fixe, scrutant l’obscurité pour apercevoir à temps l’un des nombreux cargos qui sillonnent la passe. Grâce à l’aide d’un pêcheur grec, il échoue enfin le bateau près du petit port de Panagiouda, persuadé d’avoir accompli le plus difficile.

 

Fin du premier chapitre.

Voici les quatre suivants…

 

Chapitre 2   Chapitre 3   Chapitre 4   Chapitre 5

L'OBJET DU JOUR

Jacques Joulé est un des premiers compagnons de route du Banquet. Avant même qu’il existe. Il tenait alors auberge sur la Promenade, juste en face de l’école, à l’emplacement de l’actuelle épicerie. A coups de coqs au vin et de canards farcis, il prit une place déterminante dans l’invention du Banquet et ses premières éditions. Sa table était pour nous encore ouverte, chaque nuit vers deux heures, lorsque nous bouclions enfin dans les salles de classe, le quotidien du jour, Corbières Matin. Aussi est-il juste qu’aujourd’hui, reconverti en brocanteur curieux, il trouve enfin sa place entre ces lignes numériques. Le principe de cette collaboration est simple : nous dénicher, chaque jour, un objet très étrange, plus petit que son histoire…

UN POULET POUR LE BANQUET

Par Dominique Larroque-Laborde

 

Le polar, lecture de l’été ? C’est vrai pour beaucoup de gens, qui cherchent un peu d’évasion tout en restant au coeur des problématiques sociales et politiques du temps. Dominique Larroque-Laborde nous offre sept portraits d’enquêteurs cabossés, qui exercent autour de la Méditerranée…

 

 

(2) : l’inspecteur Ali

Un coup de rame, et nous voilà à l’autre bout de la Méditerranée, au-delà même des colonnes d’Hercule, là où Atlas soutient le ciel et où le Maroc s’ouvre sur l’Océan…

Et voici que derrière mes paupières closes

Tombe le rideau du sommeil

Et se lève le voile du passé

Ô fiancés de la mer

Il ne se souvenait plus de la suite, saperlipopette ! Antoine et Cléopâtre, d’Ahmed Shawqi, un merveilleux poète égyptien. Il était mort d’ailleurs…

 

Driss Chraïbi n’est plus, hélas, depuis presque dix années. Driss-Chraibi

Allah soit loué, l’inspecteur Ali, lui, vit toujours dans les pages de quatre Points-Seuil, avec son bagou, ses illuminations de flic féru de mots croisés, son amour du beau sexe (au sens propre comme au figuré), son art de jouer les idiots, et, surtout, surtout, son goût de la poésie, qu’elle soit française, anglaise, égyptienne, ou va savoir. Sans oublier les recettes de cuisine, et l’indispensable théière (pour le thé à la menthe).

Toujours travailla, jamais reposa, jamais rêva,

je fais tout dans cette boutique.

Quand un ponte de la CIA demande l’aide de la police marocaine pour arrêter un insaisissable tueur international aux ongles roses, le préfet de police et le commissaire Méziani ne voient qu’un seul homme pour faire l’affaire : l’inspecteur Ali.

Grand, maigre, vêtu d’une salopette trouée aux genoux, émergeant avec peine d’une longue nuit d’amour avec la belle Sophia, son épouse adorée, Ali ne paie pas de mine et semble dormir au lieu d’écouter le long exposé dudit ponte, qu’il entraîne bientôt sur le port pour un fabuleux breakfast à base de sardines.

Le seul, mais alors vraiment seul point commun entre Hercule Poirot et l’inspecteur Ali, c’est que l’enquête, si farfelue soit-elle, se conclut – après une suite de déductions du coq à l’âne – par un sacré coup de théâtre, admirablement mis en scène.

Et que faites-vous de la patience, chef ?

C’est pourtant la vertu la plus coranique qui soit.

Entre temps, nous aurons quitté Casa pour Londres (petite visite au superintendant Westlake, rencontré lors d’une autre enquête), puis pour Vancouver – au prix d’un long supplice : douze heures sans fumer, avec un recueil de mots croisés pour dérivatif – histoire de croiser un riche self made man, monsieur Wong. À Richmond, Virginie (siège de la CIA, comme chacun sait) Ali retrouve sa belle Sophia, en tournée de conférences universitaires sur le pain (en réalité chargée par lui d’une enquête), et, à New-York, l’éminent journaliste du Washington Times Arezki Cohen, natif de Debdou, près d’Oujda, comme son pote Ali…

sardines

Et retour au Maroc, pour la surprise finale…

Comment, s’étonna Ali, vous nous quittez déjà ? Le méchoui ne va pas tarder à venir présenter sa viande sur la table. Il est à point à l’heure qu’il est, fondant comme du beurre, fourré avec une farce de ma composition. Vous m’en direz des nouvelles… 

L’inspecteur Ali et la CIA, Driss Chraïbi (Points Seuil).

Et aussi : Enquête au pays, L’inspecteur Ali, L’inspecteur Ali à Trinity Collège.

Et tous les romans de Driss Chraïbi, comme Les Boucs ou La Civilisation ma mère !

 

LE TABLEAU DE FIN, ET A DEMAIN !...

Tableau de Claire Tabouret. Sans Titre, 2011. Claire Tabouret est née en 1981 à Pertuis.
Tableau de Claire Tabouret. Sans Titre, 2011. Claire Tabouret est née en 1981 à Pertuis.

LE PROGRAMME DU JOUR

9:30-10
« Café rebond » à la Petite Maison, sur la Promenade, avec Michel Agier
10h
Atelier Littérature et civilisation grecques, avec Dominique Larroque-Laborde. À l’école
10h30
Séminaire Cinéma, avec J.-L. Comolli
11h15
Atelier de philosophie, avec Françoise Valon
12h30
Conversation sur l’Histoire, Patrick Boucheron, « Nous sommes séparés », cour de l’abbé Auger, à l’abbaye
16h
« Ces frontières qui nous traversent », Anne-Laure Amilhat Szary, grand chapiteau, parvis de l’abbaye
18h
« Des Méditations aux Rêveries, la solitude à l’épreuve des hommes », René Lévy, grand chapiteau, parvis de l’abbaye
21h30
Lecture de « Histoire d’une vie », d’Aharon Appelfeld, « Mensonges » et « Jacob, Jacob », Valérie Zénatti, grand chapiteau, parvis de l’abbaye

ARCHIVES

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CORBIERES MATIN 67


Un début

Le Banquet du Livre de l’été 2016 s’est ouvert hier à Lagrasse…

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CORBIERES MATIN 66


Cette honte bue

Personne ne se risquera à dire que nous ne savions pas. Ce qui se passe aujourd’hui en Grèce…

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CORBIERES MATIN 65


Ce besoin de camps

Parce que dans cette région l’histoire de nos voisins espagnols est souvent mêlée à la notre…